L'Eglise en Mauritanie - histoire et activités

Le Diocèse de Nouakchott, République Islamique de Mauritanie.

La Mauritanie est une république islamique. Autrefois préfecture apostolique, la Mauritanie est devenue diocèse e n 1966, le diocèse de Nouakchott. C’était de Mgr. Michel Bernard, ancien archevêque de Brazzaville, qui est arrivé avec les cloches de pâques. Il a été nommé le 18 décembre 1965 après la mort de Mgr. Landreau à Zouérate, le 15 juin 1965. Il a été intronisé au siège de Nouakchott le 24 mars 1966 par Mgr. Petit, intérimaire du Nonce Apostolique de Dakar.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Mr. Le ministre des Affaires Etrangères de Mauritanie représentant le président de la République, de Mme Moctar O/Daddah, épouse du président, des Ambassadeurs de France, Mr Jean François Deniau, d’Espagne, des États-Unis, d’Allemagne, du Ghana, et de la République d’Arabe Unie.

Le Diocèse sera directement rattaché au Saint Siège le 8 juin 1968. La bénédiction de la Cathédrale construite par Mgr. Bernard, sous le patronage de St. Joseph, se fera le 15 décembre 1968. Et le diocèse sera placé sous le patronage de Marie Immaculée dont la fête est le 8 décembre.

Ce Diocèse couvre toute l’étendue de la terre mauritanienne, mais nous sommes seulement dans 7 endroits. 12 prêtres, avec l’évêque actuel de diocèse Mgr. Martin Happe et environ 35 religieuses sont présents dans ce pays.

La population du pays est estimée à 3millions d’habitants, et la population chrétienne est entièrement étrangère.

Voici les différents endroits où nous nous trouvons :

  • Nouakchott – la capitale
  • Nouadhibou – la capitale économique
  • Rosso – la ville frontière avec le Sénégal
  • Atar – une ville traditionnelle de Mauritanie
  • Zouérate – la ville minière (fer)
  • Tufundé-Cive (sur le fleuve)
  • Kaedi (sur le fleuve également)

                                                                                                                                 
Mère du Verbe de Dieu (Rosso)                       Notre Dame de Mauritanie (Nouadhibou)                      Paroisse Saint Joseph (Nouakchott)

Quelle est la mission de cette Église ?

Au Pape Benoît XVI qui lui posait la question, Mgr Martin Happe, évêque du Diocèse de Nouakchott, a répondu : « La même que partout ailleurs : à la suite du Christ, rendre visible l’amour de Dieu pour tous les hommes. » Cette mission s’exerce tout d’abord auprès des chrétiens présents dans le pays. Ils sont 3 000 environ, venant essentiellement du sud : Sénégal, Guinée-Bissau, Bénin, Ghana, Nigeria, Guinée-Conakry, Cameroun, Côte-D’ivoire, Mali etc. Certains sont fonctionnaires, enseignants ; les plus nombreux sont venus chercher du travail : souvent très pauvres, ils se battent pour survivre. Ils sont très attachés à leur foi chrétienne, très religieux. Ils forment l’essentiel, des paroisses de Nouakchott et de Nouadhibou. Toute une activité pastorale a été mise en place pour les soutenir, les encourager dans leur foi, les aider à témoigner de leur foi en Jésus. Le plus beau témoignage qu’ils donnent c’est que, venant de pays différents, de langues différentes, de cultures différentes, ils sont unis, solidaires, heureux de se retrouver pour prier ensemble, pour célébrer ensemble ; ils ont conscience d’appartenir à la même grande famille, la famille des enfants de Dieu.

Quelle est la Mission de l’Église envers les mauritaniens ?

J’aime beaucoup ce passage d’Eloi Leclerc dans « Sagesse d’un pauvre » (je cite de mémoire). C’est François qui parle : « Évangéliser quelqu’un, c’est lui dire : tu es aimé de Dieu. Et ne pas seulement le lui dire, mais le croire profondément. Et pas seulement le croire, mais le montrer par des gestes concrets de chaque jour ». C’est ce que font les chrétiens dans leur quartier : un bonjour, la participation à un baptême ou à un décès, la visite à un malade, un geste d’entraide. C’est leur façon à eux d’évangéliser leurs frères musulmans. C’est ce que font les prêtres et les religieuses présents dans 5 villes où il n’y a pas de chrétiens. Ils se mettent au service de la population en aidant les jeunes et les adultes à s’instruire dans les bibliothèques, en animant les jardins d’enfants, en prenant soin des malades, des handicapés, des prisonniers, des enfants malnutris, en aidant les femmes à se prendre en charge. Ces hommes, ces femmes, souvent très pauvres, marqués par la misère et la souffrance, se sentent aimés, respectés par ces religieuses, qui les visitent, les soignent, les instruisent, par ces prêtres qui les remettent debout, les aident à reprendre confiance. Ils sentent bien que ce Dieu qui les anime ne peut qu’être qu’un Dieu d’Amour. N’est-ce pas là l’essentiel du message que Jésus est venu apporter aux hommes? Ce sont ces petites graines que sèment les ouvriers de l’Évangile, graines de paix et de joie, graines d’amour et d’espoir. Ils confient ces petites graines au Seigneur ; Lui seul peut les faire pousser, s’épanouir, donner du fruit. C’est le Seigneur présent au cœur des hommes qui peut leur faire découvrir combien Dieu les aime. L’important pour les ouvriers de l’Évangile, c’est d’être des semeurs.

Cette Église de Mauritanie est petite, étrangère et dépendante, mais elle n’est pas abandonnée. Elle compte sur le Seigneur qui l’envoie ; elle compte sur les Églises-sœurs qui la soutiennent et l’encouragent de leurs prières et de leurs dons. Que le Seigneur la comble de ses grâces : qu’elle soit toujours fidèle à la Mission que le Seigneur Jésus lui a confiée.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site