1er dimanche de l'Avent, année A

 

L’Avent, pour nous, signifie tout simplement la venue de notre sauveur Jésus Christ. C’est un temps de préparation pour commémorer la naissance de Jésus, venue que nous célébrons à Noël. Mais en même temps, l’Eglise profite de cette occasion de nous rappeler la venue de Jésus pour la deuxième fois, dans sa gloire. Pour cette raison, la liturgie d’aujourd’hui se focalise sur ce sujet.

Selon notre foi chrétienne, nous croyons que le Christ reviendra ; c'est d'ailleurs ce que nous proclamons tous les jours, « proclamons le mystère de la foi…gloire à toi qui était mort, qui est vivant, qui reviendra ». C’est une base de notre foi !!

A ce moment-là, quand Jésus l’explique clairement à ses disciples, ils voulaient savoir curieusement  le moment de cet évènement et la manière dont il arrivera. Mais Jésus les amène à ce qui est plus important – être prêt pour l’évènement, quelque soit son moment et quelque sera la façon, afin d’être digne de l’accueillir.

La raison de Jésus est compréhensible. Cette venue sera différente pour les gens différents. Jésus explique tout d'abord qu’au temps de Noé [Genèse 7], tous mangeaient, buvaient, se mariaient sans prêter attention aux signes des temps ; sans être véritablement disposés à reconnaître la volonté de Dieu et à l’accomplir. ‘‘Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme’’. C’est pour cela que Jésus nous exhorte dans l’Evangile d’aujourd’hui : ‘‘Veillez !’’ La clé est d’être simplement vigilant, car personne ne sait ni jour ni l’heure ! Nous ne devons pas nous endormir, mais nous devons veiller !! C’est-à-dire tourner notre attention dans la bonne direction, et chercher où se trouve le vrai bien pour nous-mêmes et pour les uns et les autres. Si nous sommes toujours prêts pour cet évènement, ce n’est plus la peine de nous inquiéter pour savoir quel sera le moment et de quelle manière cela se passera, puisqu’Il nous trouvera si ‘‘réveillés’’.

Veiller ne signifie pas se priver de sommeil, bien évidemment. Il s'agit ici d'orienter notre vie dans une juste direction, à savoir celle de la générosité, de l’amour envers Dieu et envers le prochain. Veiller ne signifie pas avoir les yeux matériellement ouverts,  mais maintenir son attention tournée vers les choses qui la méritent, et chercher, à introduire dans le monde l’amour et la paix, en constatant le manquement de ces valeurs dans notre monde d’aujourd’hui.
Nous voyons toutes les crises qui nous entourent : crise alimentaire, économique, politique, etc. Elles sont toutes dues au fait que certaines personnes haïssent l’amour et la paix. Ainsi, ces lectures nous exhortent : celui qui veille de cette manière ne peut pas être surpris pas la venue de Fils de l’Homme. Quoi qu’il arrive, il vient toujours dans notre vie. Cependant, si nous ne sommes pas attentifs, nous le laissons passer et nous nous privons des grâces qu’il a à nous communiquer. Sachons encore que le Fils de l’homme viendra aussi au moment de notre mort. Si nous n’avons pas veillé, nous nous trouverons dans une situation difficile et déplaisante.

Pour tout cela, St. Paul nous enseigne quelque choses de très importante dans la 2ème lecture – la nécessité de se réveiller ! ‘‘C’est le moment de sortir de votre sommeil…’’ Il est urgent de se réveiller, de sortir du sommeil (non pas du sommeil physique, mais du sommeil spirituel). Nous ne devons pas nous laisser envahir et submerger par les préoccupations matérielles, mais nous devons regarder beaucoup plus haut.

En ce début de l’Avent, l’Eglise veut nous rendre conscients de cette nécessité de sortir de notre sommeil spirituel. Il est certes nécessaire de penser aux choses matérielles et aux choses de ce monde, mais cette préoccupation ne doit par nous dominer. Nous devons demeurer concentrés sur l’orientation principale de notre vie, à savoir la volonté d’union au Christ, pour accomplir son dessein avec l’aide de sa grâce. De surcroît, c’est comme un combat entre la lumière et les ténèbres. Ce que St. Paul affirme en disant : ‘‘Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière’’ Ensuite, dans le même sens, le prophète Isaïe soulignait dans la 1ère lecture : ‘‘Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière de Seigneur’’. Ce qui revient à nous inviter à revêtir le Seigneur Jésus et à ne pas subir la chair et suivre nos désirs.

Mes frères et sœurs, ce sont des conseils qui nous sont adressés au début de cette saison sainte. Nous devons donc nous interroger, quelles sont nos ténèbres personnelles qui nous entourent ? Quelles sont les ténèbres qui m’entourent, moi en tant que personne? Est-ce que je suis victime des orgies et débauches, des disputes et des jalousies ? Est-ce que j’entretiens dans ma vie quotidienne les choses qui n’ont aucune fécondité propre, au lieu de cultiver une bonne terre pour la lumière du Christ ?

Étant confronté à cette réalité, notre réveil sonne en ce premier dimanche de l’Avent. Et si vous ne l'entendez pas, écoutez, il doit sonner !! Le Seigneur fait sonner notre réveil, en nous rappelant d’accueillir la lumière du Christ. Sortir de son sommeil, c’est découvrir la lumière qui approche ; c’est découvrir le Christ vivant qui doit revenir dans la gloire.

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